L’achat et la vente en ligne font dorénavant partie de notre quotidien. On en oublie parfois sa toute récence. Faut-il rappeler que la première opération en ligne date de 1994 ? Plus de deux décennies se sont écoulées depuis …

Pour les e-commerçants, le business en ligne va de pair avec l’analyse de leurs chiffres. Voilà pourquoi de nombreuses études sont mises à jour chaque année pour donner les prévisions de l’année suivante.

Par ailleurs, l’e-commerce fait partie intégrante de l’économie mondiale. Il s’impose même comme un mode de vie à part entière dans de nombreux pays tels que les États-Unis ou la Chine. 

Autant de bonnes raisons pour zoomer sur le retail en chiffres en 2020. Focus !

2019 a clôturé son exercice avec une baisse des volumes de -0,8 % dans la grande distribution. En parallèle, la croissance en valeur n’a pas franchi le cap des +0,8 %. 

Les analystes remettent en question la Loi Egalim ou Loi alimentation du 30 octobre 2018, portant sur « l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine, durable et accessible à tous ».

Une étude réalisée par Xerfi a toutefois prévu une nette augmentation des ventes en ligne jusqu’en 2020, soit une hausse de 60 %. 

Pour la France, la vente en ligne enregistrerait un chiffre d’affaires estimé à 90 milliards d’Euros, dont 6,5 % pour l’e-commerce représentant la consommation des ménages au total.

Concernant le commerce en ligne aux États-Unis, il engendrera 523 milliards de dollars de chiffre d’affaires cette année. En comparaison avec 2015, le chiffre aura donc doublé d’après une étude Forrester Research. 

Le géant de l’e-commerce Alibaba prévoit de dépasser les 1000 milliards de dollars en 2020, surpassant donc les réalisations du Royaume-Uni, du Japon, des États-Unis, de la France et de l’Allemagne réunis. 

En Europe, la même étude pressent que le web influencerait 3 % des ventes retailing on line en 2020.

2020 : le Phygital à l’honneur

Le « Phygital », mot-valise qui combine les termes « physique » et « digital », fait surface !

Dans le monde du retailing, les commerçants ont pour projet de mettre en place d’une part un point de vente physique, et d’autre part, d’accroître leur présence sur le web. On assiste ainsi à l’émergence de deux tendances :

  • Les e-commerçants de première heure inaugurent des magasins physiques.
  • Les petits commerçants ouvrent des magasins en ligne.

En somme, le phygital illustre la fusion entre la vente en ligne et physique. Pour réussir cette performance, à l’instar de Kiabi, une enseigne relie sa boutique en ligne à son logiciel métier. 

Cette démarche lui permet d’avoir les données du site Internet. Ces données serviront ensuite d’éléments d’analyse pour le backoffice, notamment pour la gestion de :

  • Commande
  • Stocks
  • Approvisionnement
  • Achats
  • Comptabilité

En même temps, des applications pour caisse tactile accompagnent également l’implantation du phygital, à l’instar de Rovercash. 

En adoptant ce type de logiciel, toutes les informations sont synchronisées, aussi bien au niveau de la boutique en ligne que le magasin physique. 

De cette façon, le commerçant a donc une vision globale de son activité en temps réel. Par ailleurs, l’adoption de ces logiciels aide à la création de boutiques en ligne rapidement et gratuitement.

L’état d’esprit des consommateurs en 2020

D’après une étude réalisée par les soins de Zendesk, les tendances du côté des consommateurs français pour 2020 se chiffrent comme suit :

  • 83 % d’entre eux acceptent de partager leurs données avec une enseigne pour avoir accès à une expérience client personnalisée. 54 % des consommateurs regrettent a priori que les entreprises n’exploitent par leurs données d’une manière avantageuse pour eux.
  • 12 % des utilisateurs de réseaux sociaux font confiance aux influenceurs.
  • 14 % des inscrits sur les réseaux sociaux ouvrent les publicités qui y sont diffusées.

De leur côté, de nombreuses entreprises font aujourd’hui appel à des experts en data pour connaître leurs clients, soit 92 % des entreprises enquêtées par Zendesk. 

Enfin, 67 % des interactions entre les consommateurs et les marques seront traitées par l’Intelligence Artificielle d’ici l’année 2030.

Les mutations dans le comportement d’achat en 2020

Lors de la NRF, International Business Machines Corporation (IBM) a présenté le bilan d’une étude qu’il a menée dans 27 pays, auprès d’environ 19000 consommateurs.

Bâtiment IBM

©mikitayo

Le géant américain spécialiste du logiciel, des services et des équipements informatiques met l’accent sur les changements manifestes dans les habitudes des consommateurs. Le résultat est sans appel : les clients veulent tout et tout de suite. 

À cet effet, 35 % des personnes questionnées font leurs emplettes une fois par semaine au moins durant un délai déterminé relativement court. On parle alors de micromoment. 

L’étude d’IBM indique la création d’une nouvelle génération de consommateurs par l’émergence de marketplaces (places de marché en ligne type Amazon), avec des exigences bien précises. 

C’est donc un véritable défi à relever pour les vendeurs du retail que d’offrir le bon produit au bon moment, généralement immédiatement. 

Par ailleurs, 84 % de ces consommateurs enquêtés souhaitent que les biens et services proposés doivent d’abord satisfaire leurs besoins et simplifier leur quotidien.

Une baisse du chiffre d’affaires contre une hausse des activités en ligne durant les soldes

La Fédération pour la promotion du commerce spécialisé ou PROCOS a présenté dans son dossier de presse 2020 plusieurs éléments focalisés, entre autres sur les soldes d’hiver.

Les premiers jours, le démarrage des soldes a été lent, marqué par les manifestations populaires. En comparant les magasins physiques aux sites de vente en ligne, à surface également :

  • Les magasins ont été marqués par une baisse de -6 % de leur chiffre d’affaires au début de la période des soldes.
  • 25 % des marques enquêtées par POCOS ont enregistrées une baisse de plus de -20 %.
  • Les ventes en ligne parlent d’une diminution de -1,5 %.

Il convient par ailleurs de préciser que les soldes ont démarré le 8 janvier. Si on se focalise sur le trafic en magasin ou sur site web, les résultats affichés sont :

  • Une fréquentation des magasins diminuée de -10 %.
  • Une baisse dans le chiffre d’affaires estimée à -4,9 % pour les magasins.
  • La baisse du chiffre d’affaires de plus de -10 % auprès des 25 % des enseignes enquêtées.
  • Une baisse des activités au niveau de 40 % des enseignes.
  • Une augmentation moyenne de 4% dans les activités sur Internet.
Il faut également préciser que les soldes n’ont duré que 4 semaines cette année, contre 6 à l’accoutumée. OpinionWay a alors interrogé les Français pour connaître leur point de vue pour le compte de Marques Avenues.

À l’issue de l’enquête, ce sont : 

  • 74 % des questionnés qui sont pour le raccourcissement de la durée des soldes
  • 66 % des personnes interrogées qui disent que 4 semaines suffisent amplement pour profiter des prix
  • 43 % des enquêtes disent que cette réduction de la durée des soldes leur redonne leur véritable définition

Cependant, 85 % des consommateurs français qui ont répondu aux questions estiment que les soldes n’ont plus le même impact qu’avant. 73 % disent ne pas savoir distinguer la promotion des soldes et des ventes privées.

Les achats sur le web sur le long terme

Dans toute l’Europe, la France est sacrée championne de l’achat en ligne, plus particulièrement dans le domaine de l’alimentaire, grâce au système du « drive ». 

D’après les derniers chiffres communiqués par Nielsen, ce nouveau canal de distribution est bien ancré dans les habitudes des Français. 

À cet effet, ce sont plus de 5100 sites qui sont apparus. Ces derniers ont accumulé une hausse de 7 % de leurs ventes. Par ailleurs, il semble que 8 achats en ligne sur 10 sont effectués par le biais du drive. 

Pour l’année 2019, ce mode de distribution a permis de capter 600 millions d’Euros de chiffre d’affaires pour des bénéfices d’environ 120 millions d’Euros. 

2020 ne sera pas en reste. Compte de ces divers facteurs, le retail a un avenir qui s’annonce radieux. 

D’après le directeur analytique de Nielsen, Emmanuel Fournet, les vendeurs dans le retail devront prendre ce fait en compte. Le cas échéant, ils risquent de vivre une année difficile.

La Loi Egalim ne pourra qu’être bénéfique pour les commerçants qui en sont conscients. Par ailleurs, la croissance de l’achat en ligne confirme davantage le fait que les Français poursuivront une consommation massive des produits vendus en ligne.

Achat en ligne

©rupixen

Les prévisions de croissance du e-commerce en 2020

Habillement, cosmétique, alimentaire, high-tech : ce sont autant de cyberrayons très visités sur le web. 

Statistiqa a mené une enquête puis synthétisé ses études sous forme de graphes pour divers secteurs du retail online. Les valeurs de chiffre d’affaires sont résumées ci-après en millions de dollars :

RAYONSCHIFFRE D’AFFAIRES EN 2020
Habillement et chaussures25.107,9
Appareils électroniques grand public11.075,86
Produits alimentaires, cosmétiques et pharmaceutiques5.700,5
Meubles et électroménagers9.717,62

La popularité des sites e-commerce toujours en hausse

Comme mentionné plus tôt, le phygital est devenu désormais le pain quotidien des vendeur du retail toutes catégories confondues. 

Selon la FEVAD, peu de changement a été constaté lors de la détermination des 15 sites e-commerces les plus connus. Ce n’est donc pas une surprise de voir qu’Amazon reste dans les 3 premiers à l’issue du classement de Deloitte après Walmart.

À l’échelle de la France, les sites les plus visités et les plus utilisés pour l’achat en ligne font mention d’Amazon, de Cdiscount et de Vente-Privée tout en haut des rangs.

Pour 2018, Amazon a comptabilisé 28,48 millions de visiteurs mensuels, contre 18,9 millions seulement pour Cdiscount. Ces chiffres sont loin de baisser avec le rebond du retailing en 2020.

L’innovation : la clé de réussite du retail en ligne en 2020

2020 sera placé sous le signe des innovations !

La technologie s’invite à la table de ces nouvelles expériences. C’est notamment le cas pour le géant Amazon qui a ouvert son tout premier Amazon Go, à Seattle aux États-Unis en 2018. 

La différence ? Le magasin ne comporte pas de caisse. Cette expérience semble plaire au public. On peut y faire ses emplettes sans passer par la caisse. 

Depuis, l’enseigne a ouvert 8 magasins physiques en l’espace de 7 mois. Elle compte inaugurer 3000 boutiques de ce genre d’ici l’année prochaine en 2021.

Là où l’innovation marque également les esprits, c’est que chaque magasin n’a besoin que d’une dizaine d’employés. Cette petite équipe est pourtant capable de gérer 90 consommateurs en même temps. 

La technologie aidant, une centaine de caméras est installée dans chaque magasin en guise de renfort.

Amazon Go n’est que l’initiateur du concept. Les analyses imaginent déjà une vulgarisation du système auprès des petites comme de grandes marques connues comme Coca Cola et son concept store.

Les petits commerçants se lancent dans la digitalisation de leurs activités

Compte tenu de la pandémie COVID 19, les TPE/PME tentent de maintenir leurs activités en se lançant dans la numérisation de celles-ci. De cet effort ont vu le jour diverses actions de solidarité.

La startup Wishibam propose notamment aux retailers de digitaliser leurs magasins. Cette démarche permet aux boutiques de rester « ouvertes » et accessibles H24. L’objectif : permettre aux commerces de générer du chiffre d’affaires par l’écoulement du stock.

Une autre forme de solidarité entre commerçants est proposée par le groupe Wizishop. À cet effet, l’enseigne propose des magasins en ligne gratuits aux commerçants durant la période de crise sanitaire. Pour accéder à cette offre, il suffit de remplir le formulaire accessible en ligne.

Fidéliser la clientèle envers et contre tout : voilà également un défi que tous les vendeurs du retail doivent relever jour après jour. La plateforme Ideta avance une solution efficace à ce juste titre. La plateforme est spécialisée dans le développement de chatbots à destination de professionnels. 

Le chatbot est, dans la pratique, la messagerie instantanée avec laquelle les administrateurs d’un site discutent en temps réel avec les internautes. Cette solution de dialogue aide ainsi les équipes de chaque entreprise à gérer la vente et les services après-ventes sur leur site web ou par l’intermédiaire des réseaux sociaux.